ثُمَّ أَنتُمۡ هَٰٓؤُلَآءِ تَقۡتُلُونَ أَنفُسَكُمۡ وَتُخۡرِجُونَ فَرِيقٗا مِّنكُم مِّن دِيَٰرِهِمۡ تَظَٰهَرُونَ عَلَيۡهِم بِٱلۡإِثۡمِ وَٱلۡعُدۡوَٰنِ وَإِن يَأۡتُوكُمۡ أُسَٰرَىٰ تُفَٰدُوهُمۡ وَهُوَ مُحَرَّمٌ عَلَيۡكُمۡ إِخۡرَاجُهُمۡۚ أَفَتُؤۡمِنُونَ بِبَعۡضِ ٱلۡكِتَٰبِ وَتَكۡفُرُونَ بِبَعۡضٖۚ فَمَا جَزَآءُ مَن يَفۡعَلُ ذَٰلِكَ مِنكُمۡ إِلَّا خِزۡيٞ فِي ٱلۡحَيَوٰةِ ٱلدُّنۡيَاۖ وَيَوۡمَ ٱلۡقِيَٰمَةِ يُرَدُّونَ إِلَىٰٓ أَشَدِّ ٱلۡعَذَابِۗ وَمَا ٱللَّهُ بِغَٰفِلٍ عَمَّا تَعۡمَلُونَ ٨٥
Thumma antum hā'ulā'i taqtulūna anfusakum watukhrijūna farīqam minkum min diyārihim tazāharūna 'alayhim bil-ithmi wal-'udwāni wa in ya'tūkum usārā tufādūhum wahuwa muharramun 'alaykum ikhrājuhum afatu'minūna biba'dil-kitābi watakfurūna biba'din famā jazā'u man yaf'alu dhālika minkum illā khizyun fil-hayawātid-dunyā wayawmal-qiyāmati yuraddūna ilā ashaddil-'adhābi wamallāhu bighāfilin 'ammā ta'malūn
Quoique ainsi engagés, voilà que vous vous entre-tuez, que vous expulsez de leurs maisons une partie d’entre vous contre qui vous prêtez main forte par péché et agression. Si vos coreligionnaires vous viennent captifs vous les rançonnez alors qu’il vous était interdit de les expulser (de chez eux). Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste? Ceux d’entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l’ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils seront refoulés au plus dur châtiment. Et Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites.
Notes
34 Croyez-vous..? Comment pourriez-vous admettre une partie du Livre «en rachetant les captifs» alors que vous ne vous conformez point à l’autre prescription qui vous interdit de «vous entre-tuer et de vous expulser». En cette vie: ce que nous traduisons par «cette vie» et «l’autre vie», concerne «la vie présente» et «la dernière», «l’ici-bas» et «l’au-delà» correspond en arabe à l’expression «la première (vie)» et «la dernière (vie)». - Parfois le mot «Vie» n’est pas mentionné. La «vie présente» est aussi désignée par l’expression «ce qui est éphémère», «l’éphémère».
Tafsir
Voilà que par la suite vous vous êtes mis à violer cet engagement en vous entretuant et en expulsant injustement et tyranniquement, avec l’aide d’ennemis, certains d’entre vous de leurs demeures. Lorsqu’ils viennent à vous captifs aux mains des ennemis, vous vous empressez de payer leur rançon afin de les libérer, alors que l’expulsion ces mêmes captifs de leurs demeures qui vous est également illicite ne vous gène pas. Comment croyez-vous donc en une partie de la Torah qui vous impose de payer la rançon nécessaire à la libération de captifs et mécroyez-vous en l’autre partie qui impose la préservation des vies et vous interdit de vous expulsez les uns les autres de vos demeures ? Celui qui agit ainsi parmi vous ne mérite comme rétribution qu’humiliation et avilissement dans la vie ici-bas et le plus sévère des châtiments dans l’au-delà. Allah sait parfaitement ce que vous faites et vous en rétribuera.