ٱلَّذِينَ يَأۡكُلُونَ ٱلرِّبَوٰاْ لَا يَقُومُونَ إِلَّا كَمَا يَقُومُ ٱلَّذِي يَتَخَبَّطُهُ ٱلشَّيۡطَٰنُ مِنَ ٱلۡمَسِّۚ ذَٰلِكَ بِأَنَّهُمۡ قَالُوٓاْ إِنَّمَا ٱلۡبَيۡعُ مِثۡلُ ٱلرِّبَوٰاْۗ وَأَحَلَّ ٱللَّهُ ٱلۡبَيۡعَ وَحَرَّمَ ٱلرِّبَوٰاْۚ فَمَن جَآءَهُۥ مَوۡعِظَةٞ مِّن رَّبِّهِۦ فَٱنتَهَىٰ فَلَهُۥ مَا سَلَفَ وَأَمۡرُهُۥٓ إِلَى ٱللَّهِۖ وَمَنۡ عَادَ فَأُوْلَٰٓئِكَ أَصۡحَٰبُ ٱلنَّارِۖ هُمۡ فِيهَا خَٰلِدُونَ ٢٧٥
Alladhīna ya'kulūnar-ribawā lā yaqūmūna illā kamā yaqūmul-ladhī yatakhabbatuhush-shaytānu minal-massi dhālika bi annahum qālū innamal-bay'u mithlur-ribawā wa ahallallāhul-bay'a waharramar-ribawā faman jā'ahū maw'izatum mir rabbihī fantahā falahū mā salafa wa amruhū ilallāhi waman 'āda fa ulā'ika ashābun-nāri hum fīhā khālidūn
Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiendront (au jour du Jugement Dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent: “Le commerce est tout à fait comme l’intérêt.”[1] Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant; et son affaire dépend d’Allah [2]. Mais quiconque récidive... alors les voilà, les gens du Feu! Ils y demeureront éternellement.
Notes
120 Ceux qui mangent de l’intérêt...: ce n’est pas seulement l’usure qui est interdite, mais le moindre prêt à intérêt. Toute transaction à base d’intérêt est défendue, c.-à-d. tout gain à risque unilatéral: par exemple, prêter de l’argent à un commerçant ou à un industriel et exiger un intérêt sans participer aux risques et aux pertes éventuelles du débiteur. Par contre, le prêt avec participation aux gains et aux risques est parfaitement licite: il s’agit alors d’une véritable association.
121 Son affaire dépend d’Allah: de lui pardonner.
Tafsir
Ceux qui pratiquent l’usure et en bénéficient se lèveront de leurs tombes le Jour de la Résurrection dans un état comparable à celui d’un possédé: ils seront donc tout pantelants comme s’ils étaient atteints d’épilepsie. Ils ont en effet déclaré licite l’usure et ne différenciaient pas l’usure des revenus licites tirés du négoce. Ils disaient ainsi:
Le négoce est aussi licite que l’usure car les deux pratiques augmentent les richesses et les font fructifier. Allah réfute de telles allégations. Il explique qu’Il a déclaré licite le négoce car il est bénéfique aux individus comme à la société, tandis qu’Il a déclaré l’usure illicite à cause de son iniquité et de la spoliation qu’elle entraîne. Lorsque le croyant est mis au courant de cette interdiction de pratiquer l’usure, qu’il cesse de s’y adonner et qu’il s’en repent, ses gains usuriers passés lui sont acquis sans qu’ils ne lui soient comptés comme un péché. Allah lui demandera en revanche des comptes pour ses transactions futures. Quant à celui qui continue de pratiquer l’usure après que lui soit parvenue la défense d’Allah et que l’argument lui ait été explicité, il mérite d’entrer en Enfer et d’y demeurer éternellement.