لَّيۡسَ عَلَى ٱلۡأَعۡمَىٰ حَرَجٞ وَلَا عَلَى ٱلۡأَعۡرَجِ حَرَجٞ وَلَا عَلَى ٱلۡمَرِيضِ حَرَجٞ وَلَا عَلَىٰٓ أَنفُسِكُمۡ أَن تَأۡكُلُواْ مِنۢ بُيُوتِكُمۡ أَوۡ بُيُوتِ ءَابَآئِكُمۡ أَوۡ بُيُوتِ أُمَّهَٰتِكُمۡ أَوۡ بُيُوتِ إِخۡوَٰنِكُمۡ أَوۡ بُيُوتِ أَخَوَٰتِكُمۡ أَوۡ بُيُوتِ أَعۡمَٰمِكُمۡ أَوۡ بُيُوتِ عَمَّٰتِكُمۡ أَوۡ بُيُوتِ أَخۡوَٰلِكُمۡ أَوۡ بُيُوتِ خَٰلَٰتِكُمۡ أَوۡ مَا مَلَكۡتُم مَّفَاتِحَهُۥٓ أَوۡ صَدِيقِكُمۡۚ لَيۡسَ عَلَيۡكُمۡ جُنَاحٌ أَن تَأۡكُلُواْ جَمِيعًا أَوۡ أَشۡتَاتٗاۚ فَإِذَا دَخَلۡتُم بُيُوتٗا فَسَلِّمُواْ عَلَىٰٓ أَنفُسِكُمۡ تَحِيَّةٗ مِّنۡ عِندِ ٱللَّهِ مُبَٰرَكَةٗ طَيِّبَةٗۚ كَذَٰلِكَ يُبَيِّنُ ٱللَّهُ لَكُمُ ٱلۡأٓيَٰتِ لَعَلَّكُمۡ تَعۡقِلُونَ ٦١
Llaysa 'alal-a'mā harajun walā 'alal-a'raji harajun walā 'alal-marīdi harajun walā 'alā anfusikum an ta'kulū mim buyūtikum aw buyūti ābā'ikum aw buyūti ummahātikum aw buyūti ikhwānikum aw buyūti akhawātikum aw buyūti a'māmikum aw buyūti 'ammātikum aw buyūti akhwālikum aw buyūti khālātikum aw mā malaktum mafātihahū aw sadīqikum laysa 'alaykum junāhun an ta'kulū jamī'an aw ashtātan fa idhā dakhaltum buyūtan fasallimū 'alā anfusikum tahiyyatam min 'indillāhi mubārakatan tayyibatan kadhālika yubayyinullāhu lakumul-āyāti la'allakum ta'qilūn
Il n’y a pas d’empêchement à l’aveugle, au boiteux, au malade, ainsi qu’à vous-mêmes de manger dans vos maisons, ou dans les maisons de vos pères, ou dans celles de vos mères, ou de vos frères, ou de vos sœurs, ou de vos oncles paternels, ou de vos tantes paternelles ou de vos oncles maternels, ou de vos tantes maternelles, ou dans celles dont vous possédez les clefs, ou chez vos amis. Nul empêchement à vous, non plus, de manger ensemble, ou séparément. Quand donc vous entrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement des salutations venant d’Allah, bénies et agréables. C’est ainsi qu’Allah vous expose Ses versets, afin que vous compreniez .
Notes
649 Pour des motifs d’hygiène et aussi en raison de certaines superstitions, les musulmans s’abstenaient de manger avec les aveugles, les boiteux et les malades. Dans certaines tribus, on tirait mauvais augure de prendre son repas seul. Par ailleurs, la révélation du verset 29 de la Sourate 4 avait jeté une confusion dans les esprits: les musulmans scrupuleux n’osaient plus manger les uns chez les autres même quand il s’agissait de proches parents ou d’amis. Celles dont vous possédez les clefs: les maisons dont on vous a mandaté.
Tafsir
Il n’est pas fait de reproche à l’aveugle, ni au boiteux, ni au malade de ne pas se plier à certaines obligations de la religion comme la lutte pour la cause d’Allah par exemple.
Ô croyants, il ne vous est pas non plus reproché de consommer la nourriture se trouvant dans vos demeures ou dans les demeures de vos pères, de vos mères, de vos frères, de vos sœurs, de vos oncles et tantes paternelles, de vos oncles et tantes maternelles ou des demeures que l’on vous a confiées afin d’en être le gardien par exemple.
Il ne vous est pas non plus reproché de consommer la nourriture se trouvant dans les demeures de vos amis s’ils n’y trouvent pas d’inconvénient d’habitude.
Il ne vous est pas reproché de manger ensemble ou séparément et lorsque vous entrez dans l’une des demeures susmentionnées ou dans d’autres encore, saluez leurs occupants en disant par exemple « Que la paix soit sur vous » et si vous n’y trouvez personne, saluez-vous vous-mêmes en disant par exemple « Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah ». Cette salutation bénie vous a été prescrite par Allah car elle répand l’affection et l’harmonie parmi vous. C’est aussi une salutation agréable puisqu’elle réjouit l’oreille de celui qui l’entend. C’est avec une telle clarté qu’Allah vous expose Ses versets dans cette sourate afin que vous les compreniez et que vous les mettiez en pratique.